Les objectifs de la Société Internationale d’Hydrotomie Percutanée

TECHNIQUE MÉDICALE D’INJECTION LOCO RÉGIONALE À VISÉE THÉRAPEUTIQUE

Mode d’administration par voie percutanée pour :

Hydratation extra-cellulaire
Micronutrition
Véhicule d’apport thérapeutique.

Termes équivalents :
– Grandes dilutions
– Mésothérapie de surface
– Hydrotomie percutannée

 

La SIHP est seule habilitée à assurer la formation des praticiens dans un cadre médical et dégage toute responsabilité en cas d’exercice illégal de la médecine.

Cours theorique 16juin2018

La Société Internationale d’Hydrotomie Percutanée (S.I.H.P.) a pour objet de promouvoir les techniques de soins par l’Hydrotomie Percutanée, de favoriser la diffusion des connaissances dans ce domaine, d’assurer la formation à ces techniques, d’étendre le champ de la recherche en Hydrotomie percutanée et de faciliter les communications entre les praticiens médicaux, praticiens paramédicaux et patients.

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Techniques d'hydrotomie percutanée

Président de la S.I.H.P

Dr Bernard Guez

Dr Bernard GUEZ
Nice, France

Concept Actuel

L’hydrotomie Percutanée à visée thérapeutique constitue principalement une synthèse de deux techniques déjà largement éprouvées depuis plusieurs décennies.

  • L’HYPODERMOCLYSE qui consiste en l’injection sous-cutanée de grandes quantités de solutés physiologiques associées à des médicaments, en gériatrie, cancérologie, nutrition…
    (principe d’hydratation extracellulaire avec nutrition parentérale)
    Cette technique couramment utilisée a fait l’objet de nombreuses publications scientifiques.
  • La MÉSOTHÉRAPIE  qui rapproche le traitement de la pathologie, évitant ainsi les effets indésirables des médicaments. La Mésothérapie a été reconnue par l’Académie de Médecine en 1987, par l’ANAES en 2001 et par l’ordre national des Médecins en 2002, et elle est enseignée dans les facultés de Paris, Bordeaux, Lyon, Dijon.

Références biblograpiques et études de cas cliniques

Intérêt de la technique

En pratique les lombalgies et les cervicalgies restent des pathologies très fréquentes .
Dans la majorité des cas la solution chez ces patients n’est pas chirurgicale .
En cas d’échec des traitements conventionnels (rééducation , antalgiques , anti inflammatoires , infiltrations rachidiennes…) la symptomatologie douloureuse est liée à une déshydratation discale et souvent à un écrasement du disque par les plateaux vertébraux sus et sous jacents (signal Modic à l’IRM).
L’hydratation des disques intervertébraux viserait à améliorer la statique vertébrale avec un rééquilibrage axial loco régional sur plusieurs vertèbres avec meilleure répartition des forces de projection sur le plan biodynamique.
L’arthrose est un phénomène ostéo-articulaire rapprochant les contacts osseux avec comme consequence la disparition des disques ou du cartilage : problème hydro-mécanique.
Le processus arthrosique relève de modifications biologiques et biochimiques au niveau ostéoarticulaire. L’inflammation mécanique qui en résulte correspond à la sécrétion de médiateurs chimiques, les cytokines, substances pro-inflamatoires (prostaglandines, interleukines, TNF alpha, et métallo protéases…).
Les médiateurs vont entraîner une modification de l’homéostasie loco-régionale, ce qui correspond à des variations physico-chimiques ostéo articulaires (PH, osmolarité articulaire) avec troubles de l’osmolalité intra et extra-cellulaire, intra et extravasculaire et de l’eau selon la loi des membranes semi-perméables (équilibre de Donnan). Il va en résulter les signes cliniques de l’inflammation (douleur, rougeur, chaleur, tuméfaction).
Au niveau radiologique, dans les lombalgies par exemple on observe le plus souvent :
1 ) une déshydratation discale avec pincement discal ou discopathie à l’IRM sous forme d’hyposignal
2 ) un œdème des plateaux vertébraux sus et sous jacents avec phénomènes congestifs douloureux (selon la classification modic).
Avec l’injection des solutions saline physiologiques en grande quantité, l’hydrotomie percutanée va pouvoir rétablir un équilibre « iso-osmotique » régularisant ainsi l’osmolalité et « l’hypertonie inflammatoire ». Disons plus simplement que « l’eau éteint le feu » avec l’effet des grandes dilutions.
Alors que les anti inflammatoires non dénués d’effets indésirables bloquent une réaction chimique périphérique sur le plan pharmacologique (inhibition de la synthèse des prostaglandines ou anti cox 1 et 2… ), l’Hydrotomie Percutanéeva simplement diluer les médiateurs chimiques de l’inflammation (cytokines pro inflammatoires : interleukines, TNF alpha, métallo protéases dans l’arthrose) en diminuant nettement les effets secondaires par lavage thérapeutique cellulaire ou « washout ».
Les antalgiques opioïdes (grade 2) ou morphiniques (grade 3) fréquement utilisés, risquent le déclenchement d’une accoutumance avec pharmaco-dépendance à moyen et long terme. De même les antiépileptiques diminuent le seuil de perception de la douleur avec de nombreux effets secondaires. Ces médicaments traitent le symptome de la douleur sans traiter la cause hydromécanique régissant la plasticité des rapports ostéoarticulaires (os, cartilage, disques, nerfs, tendons, ligaments, liquide synovial…)
Les infiltrations sous scanner ou la chirurgie discale ne peuvent traiter le plus souvent qu’une seule localisation L4 L5, par exemple, ce qui peut entraîner une recidive sur le même disque ou les autres disquesL3 L4 ou L5 S1 (instabilité vertébrale).
L’hydrotomie percutanée permet de traiter plusieurs vertèbres à la fois L1 L2 L3 L4 L5S1 (segment lombaire) en assurant une meilleure répartition des forces sur l’ensemble des disques concernés pour le rééquilibrage de la statique vertébrale.
C’est l’ensemble des disques intervertébraux qui assurent la suspension du rachis du fait de leur forte hydrophilie et qui détermine le rôle fonctionnel d’amortisseur (loi physique de la compliance discale).
Ceci permet de traiter à la fois les protrusions débutantes et les hernies discales (début de dégradation structurelle du disque ou son aggravation), c’est un état de fait souvent observé.
Les lombalgies chroniquesainsi que les cervicalgies constituent actuellement un véritable fléau de santé publique avec un coût économique très important.
À travers un faisceau d’arguments (études, publications, bibliographies, avis autorisés de professionnels de santé, expertise des dossiers médicaux, plusieurs centaines de témoignages de patients identifiés…) les autorités sanitaires devraient déclencher une étude indépendante afin de prolonger nos travaux développés depuis près de 40 ans en médecine libérale privée par des centaines de professionnels et actuellement expérimentés avec succès en centre antidouleur.
L’Hydrotomie percutanée fait l’objet de nombreuses communications, au niveau national et international, et fait partie de l’exercice quotidien de beaucoup de praticiens formés à cette technique. De nombreuses études scientifiques ont été réalisées dans certains Centres Hospitalo-Universitaires (CHU) et en pratique libérale.

L’Hydrotomie percutanée est une technique de soin qui consiste en l’injection d’une solution saline physiologique par voie intradermique ou sous-cutanée, en accord avec l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Elle permet également l’administration concomitante ou secondaire de médicaments à visée thérapeutique selon leurs propriétés pharmacodynamiques établies scientifiquement. Le « coussin d’hydrotomie » ainsi créé constitue un véhicule d’apport thérapeutique pour les produits utilisés avec une diffusion loco-régionale pour traiter une lésion de façon ciblée. Le traitement peut être administré de façon continue ou discontinue en ville ou à l’hôpital selon la technique dite « tumescente ».

L’Hydrotomie percutanée utilise les procédés allopathiques de la médecine conventionnelle dans des conditions d’efficacité et de sécurité optimisées (grandes dilutions et petites doses) en diminuant très nettement les effets indésirables des médicaments du fait de leur administration locale. Il s’agit d’une technique de mésothérapie très diluée développée au cours de ces dernières décennies. Elle permet également de traiter les véritables causes de la maladie sur le plan pharmacologique (hydratation, micronutrition, détoxication, régénération, vaccination).

Ainsi, après un parcours thérapeutique conventionel, à leur plus grande satisfaction, de très nombreux patients ont pu arrêter toute prise médicamenteuse et vu leur affection disparaître grâce à l’Hydrotomie percutanée en reprenant une activité fonctionnelle normale y compris sportive.
Enfin, il faut souligner le coût économique très faible de cette alternative thérapeutique et son intérêt écologique incontestable.

Main seringue
Cervicalgie
Technique main seringue
Rachis hernie
Pieuvre 18 sorties 1
Pieuvre 18 sorties

compte rendu radiologique

IRM du rachis lombaire

IRM du rachis lombaire

Au niveau LS-S 1 : Quelques signes dégénératifs osseux somatiques et inter-apophysaire postérieurs. Déshydratation dégénérative et réduction de hauteur du disque avec présence d’un protrusion discale postéro-latérale gauche, avec micro déchirure de l’annulus étendue au nivau paramédian droit et foraminal interne gauche effaçant la graisse épidurale antérieure gauche venant au contact de la poche radiculaire S 1 gauche au niveau pré-récessoral sans évident conflit disco­radiculaire. Pas de sténose canalaire ni foraminale.

Pas de signe de sacro-iliite.

Pas de masse au niveau para-latéro-somatique