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Informations

Définition de l'Hydrotomie Percutanée

L’hydrotomie percutanée est une pratique professionnelle de soin qui consiste en l’injection d’une solution saline physiologique (NACL 0,9%).  Elle consiste en la dilution de principes actifs allopathiques par voie intradermique ou sous-cutanée, en accord avec l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Elle permet également l’administration concomitante ou secondaire de médicaments à visée thérapeutique selon leurs propriétés pharmacologiques établies scientifiquement (Vidal). Le « coussin d’hydrotomie » ainsi créé constitue un véhicule d’apport thérapeutique pour les produits utilisés avec une diffusion loco-régionale pour traiter une lésion de façon ciblée. Le traitement peut être administré de façon discontinue ou continue en ville ou à l’hôpital selon la technique dite « tumescente ».

TECHNIQUE MÉDICALE D’INJECTION LOCO RÉGIONALE À VISÉE THÉRAPEUTIQUE

Mode d’administration par voie percutanée pour :

Hydratation extra-cellulaire
Micronutrition (médecine régénérative)
Véhicule d’apport thérapeutique.

Termes équivalents :
– Grandes dilutions
– Mésothérapie de surface (Perfusion sous-cutanée)
– Hydrotomie percutannée

La SIHP est seule habilitée à assurer la formation des praticiens dans un cadre médical et dégage toute responsabilité en cas d’exercice illégal de la médecine.

État actuel de la nomenclature

Les injections loco-régionales à visée thérapeutique regroupent trois techniques selon les profondeurs d’injections.
Ces actes entrent dans le cadre de la classification commune des actes médicaux (CCAM) et sont donc validés.

Sur le plan profond :

L’infiltration intra-articulaire de corticoïdes ou d’acide hyaluronique, effectuée le plus souvent par les rhumatologues ou les radiologues interventionnels.

  1. CODE : AHLB011
    LIBELLE : Infiltration thérapeutique de nerf spinal à l’émergence rachidienne, sans guidage
  2. CODE : AFLB007
    LIBELLE : Injection thérapeutique péridurale [épidurale] d’agent pharmacologique, sans guidage
  3. CODE : MZLB001
    LIBELLE : Injection thérapeutique d’agent pharmacologique dans une articulation ou une bourse séreuse du membre supérieur, par voie transcutanée sans guidage
  4. CODE : NZLB001
    LIBELLE : Injection thérapeutique d’agent pharmacologique dans une articulation ou une bourse séreuse du membre inférieur, par voie transcutanée sans guidage

En médecine générale, pour la sécurité du patient, l’injection pharmacologique ne se fera pas dans l’articulation au niveau péridural ou dans la bourse séreuse (car il existe un risque sans guidage d’effraction vasculaire ou de lésion nerveuse, tendineuse ou ligamentaire) mais autour de l’articulation, à distance pour sécuriser l’acte au cabinet de médecine générale (exemple : rachis cervical). 

L’hydrotomie percutanée n’injecte pas de corticoïdes retards (risques d’effets secondaires et nombre d’injections limité à 2 à 3 fois par an) ni d’acide hyaluronique dans l’articulation mais du sérum physiologique en projection orthogonale de l’articulation (NACL 0,9%) conformément à son AMM :

  1. Hydratation extra cellulaire
  2. Véhicule pour apport thérapeutique
  3. Rééquilibration ionique par apport de chlorure et de sodium

Sur le plan moyen :

L’hypodermoclyse ou perfusion sous-cutanée continue ou discontinue de grandes quantités de sérum physiologique et de médicaments, effectuée par des infirmier(ères) en ville, à l’hôpital ou en EHPAD.

  1. CODE : AMI9
    LIBELLE : Pose de perfusion d’une durée inférieure ou égale à une heure
  2. CODE : AMI14
    LIBELLE : Pose de perfusion d’une durée supérieure à une heure

Sur le plan superficiel :

La mésothérapie ou injection intradermique de médicaments en très petites doses, effectuée le plus souvent par des médecins généralistes.

  1. CODE : ANLB003
    LIBELLE : Séance de mésothérapie à visée antalgique

L’hydrotomie percutanée constitue une pratique professionnelle “hybride” d’injection locale en médecine générale entrant dans le cadre des actes énumérés ci-dessus, cotés à la classification commune des actes médicaux (CCAM) et déjà éprouvés depuis plusieurs décennies.

Le « coussin d’hydrotomie » constitue un véhicule d’apport thérapeutique selon son volume d’injection, entre les plans profonds et superficiels dans le cadre de l’AMM, du sérum physiologique (Nacl 0,9%).

En fait l’hydrotomie percutanée permet de différencier ces actes techniques d’injection selon deux critères :

  1. La profondeur de l’injection sous cutanée (12mm) ou intra dermique (4mm) selon la région concernée : rachis, épaule, genoux, doigts…
  2. Le volume d’injection entre 5ml et 500ml.

Toujours selon les mêmes critères l’injection varie :

  1. De l’injection simple à plusieurs injections,
  2. Pouvant évoluer à la perfusion sous cutanée multipoints pour des grandes surfaces (mésothérapie de surface : rachis)

En outre l’hydrotomie percutanée utilise des infiltrations locales périphériques d’anesthésiques locaux à visée antalgique (xylocaïne ou procaïne) à des doses faibles avec le Nacl 0,9% (technique tumescente utilisée en médecine esthétique) : création du coussin d’hydrotomie ciblé sur la lésion. Cette technique est utilisée par tous les praticiens, depuis plusieurs décennies, notamment en médecine générale pour effectuer des petits actes médico-chirurgicaux (points de suture ou ablation de petites lésions…).

L’Hypodermoclyse (CODE : AMI 9 – AMI 14)

Injection sous cutanée d’une grande quantité de solutés physiologiques. Elle permet de traiter les grandes surfaces à perfuser (NACL 0,9% ou glucosé 5%) avec des médicaments :

Électrolytes, minéraux traces, vitamines hydrosolubles et liposolubles…

Indication : hydratation et nutrition du sujet âgé en gériatrie et oncologie, soins palliatifs.
Cette technique couramment utilisée a fait l’objet de nombreuses publications scientifiques (voir les références bibliographiques).

La mésothérapie (CODE : ANLB 003)

Initiée par le Dr Michel Pistor  consiste en l’injection de médicaments « très peu, rarement et au bon endroit » afin de limiter les effets indésirables des médicaments.
Depuis 1997, ce dernier a encouragé le développement de la mésothérapie de surface ou hydrotomie percutanée comme mésothérapie du futur “Véritable lavage cellulaire” ou “washout”.
La Mésothérapie a été reconnue par l’Académie de Médecine en 1987, par l’ANAES en 2001 et par l’ordre national des Médecins en 2002, et elle est enseignée dans les facultés de Paris, Bordeaux, Lyon et Dijon.

L’hydrotomie percutanée utilise les procédés allopathiques de la médecine conventionnelle dans des conditions d’efficacité et de sécurité optimisées (profondeur d’injection, produits utilisés, grandes dilutions et petites doses) en diminuant très nettement les effets indésirables des médicaments du fait de leur administration locale. Il s’agit d’une technique de mésothérapie très diluée issue de la recherche en cabinet médical et développée au cours de ces dernières décennies. Elle permet également de traiter les véritables causes de la maladie sur le plan pharmacologique (hydratation, micronutrition, régénération, détoxication, vaccination).

 

Croquis coussin hydrotomie
Croquis coussin hydrotomie

 

L’Hydrotomie percutanée reconnaît 3 principes sur le plan médico-légal :

  1. La validité de l’injection locale qui est une technique déjà éprouvée (acte coté à la CCAM).
  2. L’utilisation d’agents pharmacologiques locaux à visée thérapeutiques selon leur AMM (Vidal).
  3. La liberté et l’indépendance de la prescription du médecin dans son périmètre d’exercice professionnel et dans le cadre de l’expertise du dossier médical du patient et de son parcours thérapeutique (article R.4127-8 du CSP).
  4. Le libre choix du patient pour son médecin (article R.4127-6 du CSP).

Références bibliographiques 

Communications scientifiques

Historique et concepts actuels

 

La Société Internationale d’Hydrotomie Percutanée (S.I.H.P.) a pour objet de promouvoir les techniques de soins par l’hydrotomie percutanée, de favoriser la diffusion des connaissances dans ce domaine, d’assurer la formation à ces techniques, d’étendre le champ de la recherche en hydrotomie percutanée et de faciliter les communications entre les praticiens médicaux, praticiens paramédicaux et patients.

Voir la page historique et concepts actuels en hydrotomie percutanée

Techniques d'hydrotomie percutanée

Président de la S.I.H.P

Dr Bernard Guez

Dr Bernard GUEZ
Nice, France

Intérêt de la technique

En pratique, les lombalgies et les cervicalgies restent des pathologies très fréquentes .
Dans la majorité des cas la solution chez ces patients n’est pas chirurgicale .
En cas d’échec des traitements conventionnels (rééducation, antalgiques, anti-inflammatoires, infiltrations rachidiennes…) la symptomatologie douloureuse est liée à une déshydratation discale et souvent à un écrasement du disque par les plateaux vertébraux sus et sous jacents (signal Modic à l’IRM).
L’hydratation des disques intervertébraux viserait à améliorer la statique vertébrale avec un rééquilibrage axial loco régional sur plusieurs vertèbres avec meilleure répartition des forces de projection sur le plan biodynamique.
L’arthrose est un phénomène ostéo-articulaire rapprochant les contacts osseux avec comme conséquence la disparition des disques ou du cartilage : problème hydro-mécanique.
Le processus arthrosique relève de modifications biologiques et biochimiques au niveau ostéoarticulaire. L’inflammation mécanique qui en résulte correspond à la sécrétion de médiateurs chimiques, les cytokines, substances pro-inflammatoires (prostaglandines, interleukines, TNF alpha, et métallo protéases…).
Les médiateurs vont entraîner une modification de l’homéostasie loco-régionale, ce qui correspond à des variations physico-chimiques ostéo articulaires (PH, osmolarité articulaire) avec troubles de l’osmolalité intra et extra-cellulaire, intra et extravasculaire et de l’eau selon la loi des membranes semi-perméables (équilibre de Donnan). Il va en résulter les signes cliniques de l’inflammation (douleur, rougeur, chaleur, tuméfaction).
Croquis arthrose lombaire
Croquis arthrose lombaire
Au niveau radiologique, dans les lombalgies par exemple on observe le plus souvent :
1 ) une déshydratation discale avec pincement discal ou discopathie à l’IRM sous forme d’hyposignal
2 ) un œdème des plateaux vertébraux sus et sous jacents avec phénomènes congestifs douloureux (selon la classification Modic).
Avec l’injection des solutions salines physiologiques en grande quantité, l’hydrotomie percutanée va pouvoir rétablir un équilibre « iso-osmotique » régularisant ainsi l’osmolalité et « l’hypertonie inflammatoire ». Disons plus simplement que « l’eau éteint le feu » avec l’effet des grandes dilutions.
Alors que les anti inflammatoires, non dénués d’effets indésirables, bloquent sélectivement une réaction chimique périphérique sur le plan pharmacologique (inhibition de la synthèse des prostaglandines ou anti cox 1 et 2… ), l’hydrotomie percutanée va simplement diluer les médiateurs chimiques de l’inflammation (cytokines pro inflammatoires : interleukines, TNF alpha, métallo protéases dans l’arthrose) en diminuant nettement les effets secondaires par lavage thérapeutique cellulaire ou « washout ».
Les antalgiques opioïdes (grade 2) ou morphiniques (grade 3) fréquemment utilisés, risquent le déclenchement d’une accoutumance avec pharmaco-dépendance à moyen et long terme. De même les antiépileptiques diminuent le seuil de perception de la douleur avec de nombreux effets secondaires. Ces médicaments traitent le symptôme de la douleur sans traiter la cause hydromécanique régissant la plasticité des rapports ostéoarticulaires (os, cartilage, disques, nerfs, tendons, ligaments, liquide synovial…)
Les infiltrations sous scanner ou la chirurgie discale ne peuvent traiter le plus souvent qu’une seule localisation L4-L5, par exemple, ce qui peut entraîner une récidive sur le même disque ou les autres disques L3-L4 ou L5-S1 (instabilité vertébrale).
L’hydrotomie percutanée permet de traiter plusieurs vertèbres à la fois L1, L2, L3, L4, L5, S1 (segment lombaire) en assurant une meilleure répartition des forces sur l’ensemble des disques concernés pour le rééquilibrage de la statique vertébrale.
C’est l’ensemble des disques intervertébraux qui assurent la suspension du rachis du fait de leur forte hydrophilie et qui détermine le rôle fonctionnel d’amortisseur (loi physique de la compliance discale).
Ceci permet de traiter à la fois les protrusions débutantes et les hernies discales (début de dégradation structurelle du disque ou son aggravation), c’est un état de fait souvent observé.

Après un parcours thérapeutique conventionnel, à leur plus grande satisfaction, de très nombreux patients ont pu arrêter toute prise médicamenteuse et vu leur affection disparaître grâce à l’hydrotomie percutanée en reprenant une activité fonctionnelle normale y compris sportive.
Enfin, il faut souligner le coût économique très faible de cette alternative thérapeutique et son intérêt écologique incontestable.

Les lombalgies chroniques ainsi que les cervicalgies constituent actuellement un véritable fléau de santé publique avec un coût économique très important.
À travers un faisceau d’arguments (études, publications, communications auprès des sociétés savantes, bibliographies, avis autorisés de professionnels de santé, expertise des dossiers médicaux, plusieurs centaines de témoignages de patients identifiés…), les autorités sanitaires devraient prendre en compte toutes ces données afin de valider cette technique déjà éprouvée depuis près de 40 ans en médecine libérale privée par des centaines de professionnels et actuellement expérimentés avec succès en centre anti-douleur.
L’hydrotomie percutanée fait l’objet de nombreuses communications, au niveau national et international, et fait partie de l’exercice quotidien de beaucoup de praticiens formés à cette technique. De nombreuses études scientifiques ont été réalisées dans certains Centres Hospitalo-Universitaires (CHU Bordeaux, Lyon, Paris…) et en pratique libérale.
Main seringue
Cervicalgie
Technique main seringue
Rachis hernie
Pieuvre 18 sorties 1
Pieuvre 18 sorties

compte rendu radiologique

Irm rachis lombaire

Irm rachis lombaire

Au niveau L5-S1 : Quelques signes dégénératifs osseux somatiques et inter-apophysaire postérieurs. Déshydratation dégénérative et réduction de hauteur du disque avec présence d’une protrusion discale postéro-latérale gauche, avec micro déchirure de l’annulus étendue au niveau paramédian droit et foraminal interne gauche effaçant la graisse épidurale antérieure gauche venant au contact de la poche radiculaire S1 gauche au niveau pré-récessoral sans évident conflit disco-­radiculaire. Pas de sténose canalaire ni foraminale.

Pas de signe de sacro-iliite.

Pas de masse au niveau para-latéro-somatique

Loi physique de la compliance discale.